1. Offre, demande et localisation
A. Définir précisément votre offre
Lorsque vous proposez des chambres d’hôtel au public, il est important de bien cerner de quoi se compose votre offre. S’agit-il d’un hôtel de charme ou plutôt d’un hôtel type « dortoir » pour les professionnels ? Est-il situé dans un quartier fréquenté ou relativement isolé ? Bien connaître votre offre permet d’établir une tarification cohérente.
B. Bien cerner la demande
Avoir une vision précise de la demande découle en grande partie du point précédent. Une fois l’offre définie, vous pouvez cerner les besoins de la clientèle. Le flux de voyageurs sera-t-il régulier ou conditionné par des événements locaux ? Quelle est l’attractivité de la région de l’établissement ? Plus la demande sera forte, plus vous disposerez d’une plus grande latitude pour augmenter vos tarifs.
C. L’influence de la localisation
De manière générale, on peut estimer que plus l’activité économique de la ville où se situe un hôtel est dense, plus la demande sera importante et la tarification haute. Les hôtels de Paris sont ainsi généralement plus chers qu’une auberge située en campagne ardennaise ou dans la Marne. Outre l’attractivité, ce sont donc aussi les charges inhérentes à un lieu qui conditionnent le prix d’une chambre.
2. Le prix selon la catégorie d’établissements
A. Les hôtels 1 et 2 étoiles
Cette catégorie englobe les établissements dits « économiques ». Qu’il s’agisse d’un hôtel de chaîne ou d’une petite auberge de village, les usagers s’y rendent habituellement pour des courts séjours, souvent professionnels, et ne recherchent pas autre chose qu’une literie confortable. Le minimalisme des équipements implique un tarif modeste, fréquemment compris dans une fourchette de 30 à 60 euros.
B. Les établissements 3 étoiles
De nombreux hôtels appartiennent à cette famille d’hébergements. Ils correspondent à ce que l’on appelle le « milieu de gamme supérieur ». Les équipements y sont plus nombreux que dans la catégorie précédente et le confort proposé s’avère très réglementé : ainsi tout hôtel 3 étoiles doit proposer des chambres de 13,5 m2 minimum et son accueil doit être tenu au moins douze heures par jour. Ce confort a un coût : le prix de la chambre sera souvent compris entre 70 et 120 euros.
C. Les hôtels 4 étoiles, 5 étoiles et les palaces
Dans ces catégories, le niveau d’équipements et de services est accru. Chambres de 16 m2 minimum, présence d’un bar, qualité et finesse de l’offre de restauration… L’exigence autour de ces critères va crescendo lorsque la 5e étoile est atteinte. Assurer un tel niveau de qualité coûte de l’argent et se répercute évidemment sur le prix des nuitées : de 120 à 300 euros pour un quatre étoiles, de 300 à 500 euros pour un cinq étoiles, et bien au-delà selon la réputation de l’endroit.

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3. Les facteurs extérieurs influençant le prix
A. La saison
Ce n’est pas un secret : la saison touristique est marquée par un flux important de visiteurs, donc une demande accrue, qui équivaut à une augmentation potentielle des prix. En bord de mer et dans certaines campagnes, c’est l’été, et en particulier en août, que les hôtels peuvent tirer leur épingle du jeu, tout en gardant à l’esprit un certain réalisme selon la qualité des prestations proposées. À la montagne, c’est assurément l’hiver que le tourisme sera plus profitable, et les grandes villes jouiront souvent d’un regain de visiteurs pendant les saisons douces (printemps et automne).
B. Les événements locaux
Un festival de musique, de théâtre, de cinéma, une grande braderie… les événements locaux attirent du monde et peuvent constituer de bonnes occasions d’augmenter raisonnablement ses tarifs.
C. Les événements professionnels
Pour les hôtels d’affaires (mais pas que), il est toujours bon d’être à l’affût des événements professionnels ponctuels : conventions, conférences, etc. Ces manifestations engendrent un ponctuel et fort besoin d’hébergement dont il est là aussi possible de profiter avec modération (c’est-à-dire en gardant à l’esprit la « valeur » moyenne de l’offre proposée).
